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AzEr0x
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Akira Toriyama (Dragon Ball)

le 17.09.13 23:47


Né en 1955 et auteur de deux œuvres majeures, Akira Toriyama fait partie des auteurs mythiques du neuvième art. Ayant vendu plus de 200 millions d’exemplaires de son manga Dragon Ball dans le monde, cet auteur est à rapprocher des Goscinny/Uderzo et Hergé, qui ont vendu tous trois plus 300 millions d’exemplaires d’Astérix et Tintin.

Comme le fait remarquer à juste titre Olivier Richard dans sa biographie de l’auteur, « plus qu’être un bestseller du neuvième art, Dragon Ball relève de la même catégorie que Star Wars: celle des phénomènes culturels« . En effet, outre son succès incroyable sur papier, Dragon Ball continue encore et toujours à faire prospérer son univers à travers divers jeux vidéos, films, adaptations animées, cartes, campagnes de publicité et rééditions de bandes dessinées. Créateur d’un univers riche et drôle, terreau principal de toute la nouvelle vague de shônen des années 90, Akira Toriyama a donc eu du flair et de l’ambition : car il a commencé la bande dessinée par appât du gain.

En effet, après une courte expérience dans le design, il s’est vite rendu compte qu’il n’était pas fait pour être salaryman (employé de bureau). Pour vivre, il tente de percer dans le manga à travers les concours du Weekly Shonen Jump, hebdomadaire majeur de la Shueisha publiant des mangas pour enfants et adolescents. Après quelques tentatives infructueuses et des centaines de planches refusées, la persévérance du jeune homme et la confiance de son éditeur Kazuhiko Torishima finissent par payer. Akira Toriyama va avoir le droit à sa première grande série: Dr. Slump. Ce titre va rapidement devenir un très gros succès du Jump. En plus d’adaptations animées pour le cinéma et la télévision, il remporte, en 1981, le prix du meilleur manga au Shogakukan Manga Awards. L’auteur est très appliqué: « en bon fan de modélisme, il adore mettre en scène des avions de la Seconde Guerre mondiale (Messerschmitt 163, P-51 Mustang, Focke-Wulf 190, etc.) dont il n’oublie aucun boulon tout en les adaptant pour les intégrer dans l’univers aux formes arrondies de Dr. Slump« . Son œuvre fourmille d’idées originales: « Il surprend surtout par l’inventivité des appareils nés de son imagination comme la machine à arrêter le temps. »

Ne se contentant pas de cette seule série, l’auteur publie de nouvelles histoires courtes au succès variable. Avec ses deux one-shot Dragon Boy et The Adventure of Tongpoo, il ajoute une nouvelle corde à son arc. En plus de son talent indéniable pour l’humour, Toriyama montre de réelles qualités de mise en scène, une maîtrise des combats et de l’action. Le mangaka qui cherche à mettre fin à Dr. Slump, dont il estime avoir fait le tour, se dirige doucement mais sûrement vers sa plus grosse série, Dragon Ball. En 1984, ce nouveau manga commence. Après un départ plutôt mou, Toriyama fait le choix de se centrer sur l’entraînement et de présenter des combats longs et prenants comme dans ses films de kung-fu préférés. C’est un succès.

Parallèlement, Akira Toriyama crée le design des personnages de Dragon Quest (premier jeu vidéo RPG). « Son travail permet à Dragon Quest de proposer une relecture complète des canons esthétiques de l’heroic fantasy qui prennent de ce fait un sacré coup de jeune », écrit Olivier Richard. Avec cette double actualité, le mangaka est très présent. Son dessin fait mouche, ses histoires passionnent : « En 1990, le succès de Dragon Ball atteint des niveaux inégalés, presque monstrueux. Les ventes de Weekly Shonen Jump, qui continue de prépublier les épisodes du manga, bondissent jusqu’à cinq millions d’exemplaires par semaine! ». Ce record est impressionnant, mais il faut tout de même garder à l’esprit qu’en plus de Dragon Ball, le Jump prépubliait au même moment des séries emblématiques comme Slam Dunk ou Yuyu Hakusho… Il s’agissait de l’âge d’or du magazine.

toriyama_voitureMais voilà, tout n’est pas tout rose non plus. Akira Toriyama souhaite mettre fin à son hit et lance de nouveaux one-shots pour Shueisha avec l’espoir de trouver des pistes à explorer avec une nouvelle série. C’est un échec. Le mangaka se retrouve alors bien seul, et ce d’autant plus que son éditeur qui le suivait depuis ses débuts quitte le Jump pour aller travailler pour le V jump… Dragon Ball continue sous la pression du lectorat et des éditeurs. L’auteur s’investit tout de même à fond dans la suite en continuant d’étoffer son univers. La fin de la série n’interviendra que 5 ans plus tard: « Après cinq cent dix-neuf chapitres et pas loin de huit mille pages, le dernier épisode de Dragon Ball paraît dans le numéro 25/1995 de Weekly Shonen Jump. » Libéré de cette contrainte hebdomadaire, Akira Toriyama ne se relâche pas. Il publie régulièrement de nouveaux chapitres, se charge du charadesign de nombreux jeux vidéo, continue son incursion dans le modélisme, crée un livre pour enfants…

On apprend beaucoup de choses dans cet ouvrage d’Olivier Richard, travail colossal et surtout première biographie d’Akira Toriyama. En effet, si l’on connaît à peu près ce qu’il a fait en manga, ses incursions dans le modélisme et le design sont passées inaperçues en France. Le livre fourmille de détails. On y apprend que Toriyama est un grand fan de modélisme, qu’il a confectionné des figurines et participé à de nombreux concours en amateur… Saviez-vous également qu’il avait travaillé pendant un an sur le design d’une voiture électrique (aujourd’hui collector)?

toriyama_bioOutre tous ces détails sur les différents travaux de Toriyama, ne vous attendez pas à en apprendre beaucoup plus sur la vie personnelle de l’auteur, qui n’a jamais vraiment parlé de lui et a été très protégé par la Shueisha. En ce sens, la première partie du livre d’Olivier Richard s’apparente plutôt à une riche bibliographie argumentée qu’à une biographie. La seconde partie est, quant à elle, composée de treize interviews, menées entre mai et juillet 2011, d’artistes, de journalistes, d’auteurs et créateurs, de manière à rendre compte de tous les aspects de l’œuvre du mangaka. Le tout se révèle malheureusement d’un intérêt variable, entre le trop anecdotique et le véritablement informatif.

À noter également un ton un peu trop enthousiaste (on sent que l’auteur est un fan inconditionnel du mangaka), voire familier, qui ne sied pas à ce qui se présente comme un ouvrage de référence. L’auteur utilise d’ailleurs de nombreux mots en gras, ce qui ne facilite pas la lecture. Et l’absence de titres de chapitres et de sommaire ne rend pas aisé la relecture…

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